Vie en copropriété

Compteur Linky en copropriété : peut-on le refuser ?

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Le compteur électrique fait partie du branchement au réseau public : il n'appartient ni au copropriétaire ni au syndicat. La Cour de cassation juge que l'usager ne peut pas s'opposer à l'installation d'un compteur Linky. Aucun texte ne donne à l'assemblée générale le pouvoir de l'autoriser ou de la refuser. Garder un ancien compteur entraîne un coût supplémentaire.

À retenir

  • Le compteur fait partie du branchement (article D. 342-1 du code de l'énergie) et appartient au réseau public.
  • Les gestionnaires de réseau déploient des dispositifs de comptage communicants (articles L. 341-4 et R. 341-4 du code de l'énergie).
  • La Cour de cassation juge que l'usager ne peut pas s'opposer à la pose (Cass. 1re civ., 9 avril 2025).
  • Aucun texte ne donne compétence à l'assemblée générale pour autoriser ou refuser le compteur.
  • Sans compteur communicant : composante tarifaire supplémentaire, facturée tous les deux mois.

À qui appartient le compteur électrique ?

Au réseau public. Le branchement inclut les installations de comptage (article D. 342-1 du code de l'énergie), et les ouvrages des réseaux publics de distribution appartiennent aux collectivités ou à leurs groupements (article L. 322-4). Le Conseil d'État l'a confirmé pour les compteurs (CE, 28 juin 2019, n° 425975).

Ni le copropriétaire ni le syndicat n'en sont propriétaires.

Un copropriétaire peut-il refuser le Linky ?

Non. Les gestionnaires de réseau déploient des compteurs communicants (article R. 341-4 du code de l'énergie). La Cour de cassation juge que les usagers ne peuvent s'opposer à l'installation d'un compteur Linky, prérogative du gestionnaire de réseau imposée par la loi et le contrat (Cass. 1re civ., 9 avril 2025, n° 23-21.311).

Compteur Linky en copropriété : les règles
QuestionRéponseSource
Propriétaire du compteurLe réseau public (collectivité ou groupement)Articles D. 342-1 et L. 322-4 du code de l'énergie ; CE, 28 juin 2019
Refus par l'usagerImpossible selon la Cour de cassationCass. 1re civ., 9 avril 2025, n° 23-21.311
Refus par l'assemblée généraleAucun texte ne lui donne compétenceArticles 24 et 25 de la loi du 10 juillet 1965
Refus par le maireImpossible au titre de ses pouvoirs de policeCE, 11 juillet 2019, n° 426060
Coût d'un compteur non communicant (depuis le 1er août 2026)Composante de 40,08 € par an, majorée de 25,62 € par an sans relevé depuis plus de douze moisDélibération CRE n° 2026-105
Textes et décisions vérifiés le 25/09/2026.

L'assemblée générale peut-elle s'y opposer ?

Non. Les articles 24 et 25 de la loi du 10 juillet 1965 ne visent pas les compteurs d'électricité : ils ne mentionnent que les compteurs d'eau et d'énergie thermique. Le compteur appartenant au réseau concédé, l'assemblée n'a pas à autoriser ni à refuser sa pose. Une résolution en ce sens serait sans effet sur les obligations du gestionnaire de réseau.

Que coûte un compteur non communicant ?

Depuis le 1er août 2025, les clients sans compteur communicant, hors impossibilité technique, paient une composante supplémentaire, facturée tous les deux mois. Selon la Commission de régulation de l'énergie (délibération du 21 mai 2026), elle est de 40,08 € par an depuis le 1er août 2026, plus 25,62 € sans relevé réel depuis douze mois.

Pour le reste de l'installation électrique de l'immeuble, lisez notre guide sur les colonnes montantes électriques. Pour les compteurs d'eau et de chauffage, qui relèvent eux de l'assemblée, voyez nos guides sur l'individualisation de l'eau et des frais de chauffage, ou contactez-nous.

Questions fréquentes

Le syndic doit-il laisser Enedis accéder aux compteurs des parties communes ?

Le compteur appartient au réseau public et les distributeurs d'électricité doivent pouvoir accéder aux ouvrages de leur réseau dans l'immeuble (article L. 126-15 du code de la construction et de l'habitation).

La facturation supplémentaire est-elle légale ?

Oui. Le Conseil d'État a rejeté les recours contre la composante applicable aux clients sans compteur communicant (CE, 13 février 2024, n° 467054).

Ce guide présente des informations générales à jour du droit en vigueur, sans valeur de conseil juridique ou fiscal personnalisé. Pour une analyse adaptée à votre copropriété, échangeons.

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