Travaux & rénovation

Ascenseur en copropriété : entretien, contrôle technique et charges

Mis à jour le

Le syndicat des copropriétaires, propriétaire de l'ascenseur, doit le faire entretenir par un prestataire dans le cadre d'un contrat écrit d'au moins un an, et faire réaliser un contrôle technique tous les cinq ans. Depuis 2026, l'alarme doit fonctionner sans les anciens réseaux téléphoniques. Les charges se répartissent selon l'utilité objective de l'ascenseur pour chaque lot.

À retenir

  • Contrat d'entretien écrit, d'une durée d'au moins un an (article R. 134-7 du code de la construction et de l'habitation).
  • Visite toutes les six semaines, câbles examinés tous les six mois, parachutes vérifiés chaque année.
  • Contrôle technique par un contrôleur indépendant tous les cinq ans.
  • Depuis le 1er avril 2026, l'alarme doit être compatible avec d'autres réseaux que le téléphone fixe analogique et la 3G.
  • Charges réparties selon l'utilité objective pour chaque lot (article 10 de la loi du 10 juillet 1965).

Quelles sont les obligations d'entretien ?

Le propriétaire de l'ascenseur, en copropriété le syndicat, en confie l'entretien à un prestataire dans le cadre d'un contrat écrit (article L. 134-3 du code de la construction et de l'habitation). Ce contrat dure au moins un an (article R. 134-7).

Il prévoit des opérations minimales, fixées par l'article R. 134-6 et rappelées dans le tableau ci-dessous.

Ascenseur en copropriété : les obligations et leur fréquence
ObligationFréquenceTexte
Visite d'entretienToutes les six semainesArticle R. 134-6 du CCH
Vérification des moyens d'alerte et de communicationToutes les six semainesArticle R. 134-6 du CCH
Examen des câblesTous les six moisArticle R. 134-6 du CCH
Vérification des parachutesChaque annéeArticle R. 134-6 du CCH
Contrat d'entretien écritDurée d'au moins un anArticle R. 134-7 du CCH
Contrôle technique par un contrôleur indépendantTous les cinq ansArticle R. 134-11 du CCH
Remise du rapport de contrôle au propriétaireDans le mois suivant l'interventionArticle R. 134-13 du CCH
Textes du code de la construction et de l'habitation (CCH) vérifiés sur Légifrance le 25/09/2026 ; articles R. 134-6 et R. 134-7 dans leur version du 1er avril 2026, article R. 134-11 dans sa version du 15 mai 2026.

Qu'est-ce qui a changé en 2026 ?

Avec la fin progressive des réseaux 2G et 3G, le décret du 4 mars 2026 a renforcé les règles sur l'alarme. Le prestataire alerte le propriétaire par lettre recommandée quand l'alarme fonctionne encore par le téléphone fixe analogique ou par un réseau mobile 3G ou antérieur.

Cette alerte est renouvelée au moins tous les six mois (article R. 134-6).

Le contrôle technique quinquennal vérifie aussi, depuis le 15 mai 2026, que les moyens d'alerte fonctionnent avec d'autres réseaux (article R. 134-11). Si votre ascenseur est concerné, le remplacement du dispositif d'alarme est à prévoir rapidement.

Qui paie les charges d'ascenseur ?

Les copropriétaires participent aux charges des équipements communs en fonction de l'utilité objective qu'ils présentent pour chaque lot (article 10 de la loi du 10 juillet 1965). La Cour de cassation juge contraire à ce critère une répartition par parts égales entre des lots situés à des étages différents (Cass. 3e civ., 9 mai 2019, n° 18-17.334).

Le rez-de-chaussée n'est pas exonéré par principe : il faut rechercher l'utilité réelle de l'ascenseur pour chaque lot, y compris pour des lots accessoires comme une cave. Notre guide sur les clés de répartition des charges détaille ce mécanisme.

Comment sont votés les travaux sur l'ascenseur ?

Les modalités des travaux rendus obligatoires par la loi ou le règlement se votent à la majorité de l'article 24 de la loi du 10 juillet 1965, c'est-à-dire des voix exprimées. Les autres travaux suivent la majorité propre à leur nature.

En cas d'urgence pour la sécurité, le syndic peut faire procéder aux travaux nécessaires, comme l'explique notre guide sur les travaux urgents.

Que risque le syndicat en cas de manquement ?

Le propriétaire qui ne respecte pas ses obligations encourt l'amende prévue pour les contraventions de la troisième classe (article R. 186-1 du code de la construction et de l'habitation). Un occupant peut aussi saisir le juge des référés du tribunal judiciaire pour obtenir, éventuellement sous astreinte, la mise en conformité (article R. 134-15).

Pour faire le point sur le contrat d'entretien de votre immeuble, vous pouvez nous contacter.

Questions fréquentes

Un copropriétaire peut-il consulter le rapport de contrôle technique ?

Oui. Le code de la construction et de l'habitation prévoit un droit de consultation du rapport de contrôle technique (article R. 134-14).

Le contrat d'entretien peut-il être résilié ?

L'article R. 134-7 du code de la construction et de l'habitation prévoit notamment une résiliation avec un préavis de trois mois lorsque des travaux importants sont confiés à une autre entreprise.

Ce guide présente des informations générales à jour du droit en vigueur, sans valeur de conseil juridique ou fiscal personnalisé. Pour une analyse adaptée à votre copropriété, échangeons.

Parler de ma copropriété

Contact

Demander un devis syndic

Décrivez votre copropriété en quelques lignes — adresse, nombre de lots, situation actuelle — et nous revenons vers vous avec une proposition structurée.

Ou directement : contact@ad-syndic.fr · 01 89 54 65 28

Contact

Confier un mandat

Trois coordonnées suffisent : nous vous rappelons sous 24 h ouvrées.